Facilitateur dans les projets de construction-immobilier-aménagement
Régénérer les territoires en activant leur précieux facteur humain
metamorfoZ est adhérent de l'APMO, l'Association pour la Performance de la Maîtrise d'Ouvrage. La participation à la journée de Lyon de mars 2026 a été l'occasion d'aller encore plus loin dans notre réflexion sur "l'activation du facteur humain" pour faciliter l'aboutissement des projets de construction. Ci-dessous quelques réflexions issues de nos échanges.
📐 Les kWh. Les kg de CO₂. Les m². La résistance des matériaux, la thermique, l'étanchéité à l'air, le bilan carbone, le cycle de vie. Les certifications, labels, indicateurs réglementaires. La filière a construit, ces vingt dernières années, un des appareils de mesure les plus sophistiqués qui soient. Si ça se calcule, elle le calcule.
Ce qu'elle ne mesure pas : si les gens ont envie de s'y mettre.
Ce n'est pas un détail. C'est la moitié du sujet.
Mohamed EL HAZZAT, directeur à la Métropole de Lyon, le dit sans ambiguïté lors de la dernière rencontre de l'APMO : "50 % de la réussite d'un projet peut être attribué au facteur humain."
Et nous sommes étonnés à metamorfoZ que ce point-là soit si peu discuté.
François BROGNIART, ancien dirigeant de filiale de major du BTP, résume : "Un chantier est une histoire d'hommes et de femmes. On est obligé de s'entendre pour que ça dure. Trois ans, c'est long, autant bien le vivre."
On ne connait pas les marges de manœuvres des uns et des autres, leurs lignes rouges, leur façon de concevoir le risque, l'engagement, le respect des délais, on n'a pas travaillé en amont sur la façon de prendre les décisions, et encore moins comment on gère les désaccords, etc.
Ce savoir là ne rentre pas dans un tableau de bord. Alors on fait comme s'il n'existait pas. Ce n'est pas parce qu'on ne mesure pas l'envie qu'elle n'est pas déterminante. L'idée n'est pas de trouver un énième calcul savant - l'idée est d'intégrer aussi ce qui ne se mesure pas.
💡 Question simple : que se passerait-il si, dans chaque équipe projet, quelqu'un avait explicitement pour mission de s'occuper du facteur humain ? Pas le chef de projet, qui a tant à faire. Quelqu'un dont le rôle serait de s'assurer que les acteurs arrivent à coopérer réellement - pas seulement à cohabiter contractuellement.
Quelqu'un qui aiderait à traiter les divergences, apprendre à se faire confiance, à se donner des règles du jeu, à poser comme postulat que le projet sera traité en coopération, pour faire en sorte que le projet ne soit pas qu'une somme de contraintes. Quelqu'un qui viendrait apporter enthousiasme et convivialité au projet.
"Le bon projet est celui qui sort", dit Gery Divry de l'ANAP.
Combien sortiraient mieux - ou sortiraient tout court - si on prenait la deuxième moitié du sujet aussi au sérieux que la première ? 🏗️
Régénérer les territoires en activant leur précieux facteur humain
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