15 journées pour poser les jalons d'une méthode et d'une posture.
Depuis l'ouverture avec Mathieu Baudin (lien externe) - pour qui la prospective ne part pas du présent pour l'extrapoler, mais de l'avenir souhaité pour en tracer le chemin - jusqu'à la marche du temps profond (4,6 km pour 4,6 milliards d'années) avec le paléontologue Pascal Picq (lien externe), chaque rencontre a bousculé nos évidences.
Nous avons appris avec Clair Michalon (lien externe) qu'on ne résout pas un problème nouveau avec un mode de pensée né pour résoudre un problème passé. Avec Karen Bastien (lien externe), que les données sont des récits, jamais des vérités neutres. Avec Tarik Chekchak (lien externe) et Bruno Parmentier (lien externe), que la lucidité sur les limites planétaires est le point de départ obligé de toute stratégie - la masse de nos constructions a dépassé celle de la biomasse terrestre, et « tout continuer comme avant » est tout simplement impossible.
Avec Vincent Liegey (lien externe)et Mélusine Boon-Falleur (lien externe), que la décroissance mérite d'être examinée sous tous les angles plutôt que jugée, et que le premier levier contre l'inaction, c'est le lien.
Nous avons appris avec Yannick Roudaut (lien externe), Maxime de Rostolan (lien externe) et Réjane Sénac, (lien externe) que la « bascule » vers une civilisation de la contribution a un ingrédient maître : l'humilité.
Les intervenants de la LabSession ont chacun répondu à trois questions de clôture : leur enjeu maître, une ressource à recommander, et ce qu'il est urgent de faire « en ces temps de tumulte ». Leurs réponses dessinent un paysage remarquablement cohérent : distinguer le « plus » du « mieux », compter ce qui compte vraiment, décider en conscience, préserver le vivant, reprendre le contrôle de notre attention collective, garder le cœur ouvert. Côté urgences, un même refrain revient, presque en creux : ralentir, se parler en vrai, se rassembler, créer du lien.
L'alliance de l'intensité et de la sérénité - la joie, comme le disait Patrick Viveret (lien externe), qui est l'inverse du tumulte.