Master class de l'Institut des Futurs Souhaitables Signaux faibles : retour sur une exploration de l'avenir

Hier s'est refermée une parenthèse hors norme : 15 journées, plus de 45 intervenant·e·s de premier plan, et une vingtaine de signaux faibles repérés par des « conspiratrices et conspirateurs positifs » en quête de futurs souhaitables. De la marche du temps profond au débat sur la décroissance, ce voyage vers l'avenir se conclut par une conviction : la joie est l'inverse du tumulte.

Une master class dédiée à l'écoute des signaux faibles

Hier, 18 juin 26, se tenait la master class de clôture des LabSession #46 et #47 de l'Institut des Futurs Souhaitables (lien externe) (IFs) - la dernière des 15 journées exceptionnelles qui, pendant six mois, ont embarqué une trentaine d'explorateurices à l'écoute de plus de 45 intervenant·e·s de premier plan.Un voyage, au sens propre : une exploration de l'avenir avec les meilleurs spécialistes du moment, pour apprendre à voir loin, large et profond, à penser l'humain et à oser prendre des risques.

Cette master class était dédiée à la présentation d'une vingtaine de signaux faibles repérés tout au long du parcours par les « conspiratrices et conspirateurs positifs » du groupe. Autant de germes d'autres futurs possibles, repérés dans les marges du présent, qui disent souvent plus sur le monde de demain que les grandes tendances établies.  

Ce que ce voyage nous a appris

15 journées pour poser les jalons d'une méthode et d'une posture.

Depuis l'ouverture avec Mathieu Baudin (lien externe) - pour qui la prospective ne part pas du présent pour l'extrapoler, mais de l'avenir souhaité pour en tracer le chemin - jusqu'à la marche du temps profond (4,6 km pour 4,6 milliards d'années) avec le paléontologue Pascal Picq (lien externe), chaque rencontre a bousculé nos évidences.

Nous avons appris avec Clair Michalon (lien externe) qu'on ne résout pas un problème nouveau avec un mode de pensée né pour résoudre un problème passé. Avec Karen Bastien (lien externe), que les données sont des récits, jamais des vérités neutres. Avec Tarik Chekchak (lien externe) et Bruno Parmentier (lien externe), que la lucidité sur les limites planétaires est le point de départ obligé de toute stratégie - la masse de nos constructions a dépassé celle de la biomasse terrestre, et « tout continuer comme avant » est tout simplement impossible.

Avec Vincent Liegey (lien externe)et Mélusine Boon-Falleur (lien externe), que la décroissance mérite d'être examinée sous tous les angles plutôt que jugée, et que le premier levier contre l'inaction, c'est le lien.

Nous avons appris avec Yannick Roudaut (lien externe), Maxime de Rostolan (lien externe) et Réjane Sénac, (lien externe) que la « bascule » vers une civilisation de la contribution a un ingrédient maître : l'humilité.

Les intervenants de la LabSession ont chacun répondu à trois questions de clôture : leur enjeu maître, une ressource à recommander, et ce qu'il est urgent de faire « en ces temps de tumulte ». Leurs réponses dessinent un paysage remarquablement cohérent : distinguer le « plus » du « mieux », compter ce qui compte vraiment, décider en conscience, préserver le vivant, reprendre le contrôle de notre attention collective, garder le cœur ouvert. Côté urgences, un même refrain revient, presque en creux : ralentir, se parler en vrai, se rassembler, créer du lien.

L'alliance de l'intensité et de la sérénité - la joie, comme le disait Patrick Viveret (lien externe), qui est l'inverse du tumulte.  

Ce que la LabSession change pour metamorfoZ

Ce voyage n'était pas un détour : il nourrit directement notre métier de facilitateur de la transformation écologique des organisations et des territoires.

Enrichir notre accompagnement à la stratégie.

Les organisations ont besoin d'autre chose que de la prospective tendancielle, dont on sait aujourd'hui qu'elle se trompe à coup sûr dans un monde où tous les curseurs bougent en même temps. La posture prospectiviste travaillée à la LabSession - partir de l'avenir souhaité pour tracer le chemin, questionner la question avant d'agir, repérer les signaux faibles - vient concrètement outiller nos démarches de stratégie, de prospective territoriale et de construction de visions partagées avec nos clients.

Un atelier hors du commun, placé sous l'égide des « Epop& » de l'IFs.

Cette LabSession rend en outre possible l'organisation d'un atelier d'un genre particulier, adossé à l'aventure Epop& de l'IFs (lien externe). Par notre présence au festival Chtiiing à Nantes lire l'actu du 29 mai 2026 (lien externe), nous continuons ainsi à faire vivre des formats qui mélangent récit, exploration collective et passage à l'action.  

Et maintenant ?

La LabSession s'achève, mais le voyage, lui, ne fait que commencer.

Les signaux faibles repérés par les conspiratrices et conspirateurs positifs de la #47 demandent maintenant à être cultivés, mis en débat, traduits en stratégies. C'est exactement ce que nous proposons d'accompagner avec metamorfoZ.

« L'avenir était déjà là, il suffisait d'éloigner l'horizon pour le voir. »

Vous voulez explorer les futurs souhaitables de votre organisation ou de votre territoire ?Parlons-en.