Faut-il vraiment organiser cet événement ?
Que cherche-t-on réellement à accomplir ?
Que souhaite-t-on laisser derrière soi ?
Et si ces questions précédaient enfin celles du lieu, du programme, du nombre de participants ou du budget ?
C'est l'une des invitations fortes de Changer le brief (lien externe). Dans un secteur confronté à la pression budgétaire, aux contraintes de production, aux enjeux écologiques et à l'évolution des attentes des participants, plusieurs intervenants ont appelé à prendre le temps du dialogue avant de se lancer dans l'organisation.
Pour Fabrice Guérin (lien externe), de GL events, faire simple consiste notamment à ramener le budget là où se trouve la création de valeur. Valérie Martin (lien externe), de l'ADEME, insiste sur la nécessité de se poser les bonnes questions en amont : quel est le sens de l'événement? quel impact souhaite-t-on produire? et que veut-on laisser aux équipes comme aux participants ?
Ce temps de réflexion n'est pas du temps perdu. Il permet de mieux comprendre les attentes, d'associer les parties prenantes et de faire des choix cohérents. Il facilite aussi l'intégration des engagements de responsabilité sociale et environnementale : inclusion, réemploi, achats responsables ou recours à l'économie sociale et solidaire demandent de l'anticipation et un travail de sourcing.
La sobriété, dans cette perspective, n'est pas synonyme de rabais. Elle peut devenir une sobriété créative, qui consiste à concevoir autrement pour concentrer les moyens sur ce qui compte vraiment.
Comment passer de l’intention à l’action ?