L'Institut Avant-garde vient de publier un rapport qui mérite qu'on s'y arrête : L'insoutenable légèreté de l'État.
Son ambition : proposer 20 mesures d'urgence pour l'adaptation, applicables d'ici 1 à 3 ans, pour un coût estimé à près de 15 milliards d'euros.
Concrètement, il s'agit de :
👷 Protéger les travailleurs : adapter les horaires de travail en extérieur et prévoir des solutions pour les parents dont l'école des enfants ferme en raison d'événements climatiques.
🤝 Protéger les plus vulnérables : organiser une veille auprès des personnes fragiles, rendre les piscines gratuites en période de canicule, faciliter l'accès à des climatiseurs et préparer les hôpitaux.
🌳 Rafraîchir les villes et les bâtiments publics : installer des ombrières, végétaliser les cours d'école, adapter rapidement les écoles et les mairies, élargir les horaires d'ouverture des lieux frais et faciliter l'accès aux cinémas.
🏠 Adapter les logements : agir sur le parc social comme sur le parc locatif privé.
🔥 Mieux prévenir et gérer les risques : renforcer les moyens de lutte contre les incendies, les effectifs de la sécurité civile et les pare-feux autour des zones habitées.
🛡️ Mieux couvrir les risques climatiques : garantir l'assurabilité dans les zones à risque, adapter l'assurance agricole, créer des réserves temporaires pour la biodiversité et respecter les débits réservés des rivières.
Le chiffre qui interpelle : 8 milliards d'euros à la charge des collectivités territoriales et 7 milliards pour l'État, à rapporter au plus de 15 milliards d'euros qu'aurait coûté la canicule-sécheresse de 2026.
Bien sûr, ces mesures d'urgence ne remplacent pas les transformations de fond.
Mais elles posent des questions essentielles :
- combien coûte l'adaptation?
- combien nous coûte l'inaction ?
- à partir de combien de morts (8000 en 2026) l'adaptation deviendra vraiment une priorité ?
📄 Retrouver le rapport complet (lien externe)